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La piste n'a pas obtenu les résultats espérés - Panoramic
Excepté le sacre de Julie Bresset en VTT, le cyclisme français s’est montré globalement décevant aux Jeux olympiques de Londres.
8 médailles dont 4 en or. Tel était l’objectif d’Isabelle Gautheron, la DTN, pour toutes les composantes du cyclisme avant les Jeux. Avec seulement un titre et quatre podiums, le bilan est largement en-deçà des attentes de la première Fédération tricolore des Jeux de Pékin (6 médailles dont 2 en or).
Route : Dans l’anonymat Une déroute. Certes, ce n’était pas là où les médailles étaient programmées. Mais on était en droit d’attendre mieux. Seul Français présent dans le final (20e) lors de la course en ligne, Sylvain Chavanel s’est totalement planté en contre-la-montre (29e). «Le bilan est mauvais, encaisse Laurent Jalabert. Les années se suivent et se ressemblent, je ne trouve pas ça marrant». L’imbroglio autour de l’alignement du pistard Mickaël Bourgain, privant les Bleus d’un atout supplémentaire (Voeckler ?), ne fait pas sérieux. Les données sont plus nuancées chez les filles qui présentaient une très jeune équipe. Le Top 10 de Pauline Ferrand-Prévot (8e) et Aude Biannic (10e) en ligne est plutôt correct.
Piste : Un sentiment d’impuissance La France visait au moins deux médailles d’or. Elle n’a récolté que de l’argent. «C’est un échec», a concédé Grégory Baugé, devancé en vitesse individuelle par Jason Kenny. En dépit de temps records, la vitesse par équipes (Baugé, Sireau, D’Almeida) a également été impuissante devant les supersoniques Britanniques. Clara Sanchez échoue, elle, au pied du podium en keirin (4e). Seule la deuxième place de Bryan Coquard (20 ans) en omnium a été appréciée à sa juste mesure. «Soit on se donne les moyens pour combler le retard, soit on reste comme ça», a lâché Florian Rousseau. La frustration est d’autant plus grande que les Bleus n’ont pas le sentiment d’avoir été battus par plus forts physiquement mais par une meilleure technologie. A force de vivoter (budget 10 à 20 fois inférieur à son homologue britannique), la piste française ne peut plus être source de miracles permanents. Elle n’a plus décroché de titre olympique depuis 12 ans. La remise en question est nécessaire.
BMX : Un fiasco La grosse déception de ces Jeux. La France présentait les deux meilleurs spécialistes mondiaux (Joris Daudet chez les hommes, Magalie Pottier chez les femmes). Le zéro pointé est une claque difficile à supporter. «On est habitué à avoir beaucoup de réussite, des carreaux comme ça, on n’en prend pas. C’est une nouvelle expérience», avoue l’entraîneur national Fabrice Vettoretti. Les garçons (Daudet, Caleyron, Moo Caille) ont disparu dès les demi-finales. Laëtitia Le Corguillé (4e) et Magalie Pottier (7e) sont, elles, passées à côté de la finale. «C’est vraiment une déception. On a clairement manqué une belle occasion», concède Anne-Caroline Chausson, championne olympique en 2008 devant Laëtitia Le Corguillé. Les nombreuses chutes transformant la discipline en loterie posent aussi la question de la présence du BMX aux JO.
VTT : A double tranchant La satisfaction se mêle à la déception. Encore espoir l’an passé, Julie Bresset a démontré qu’elle avait tout d’une grande en remportant d’une main de maître l’or olympique. «C'est un truc de fou ! Je n'avais jamais pensé pouvoir gagner. Je me suis surprise moi-même», expliquait en toute modestie la Bretonne, sacrée à 23 ans, soit une année de moins que Julien Absalon à Athènes. Le Vosgien, qui visait un triplé historique, a joué de malchance en crevant dès le premier tour. Une terrible sortie olympique, après tant de sacrifices. En ramenant un titre comme à chaque fois depuis Sydney (Martinez en 2000, Absalon en 2004 et 2008), le VTT français confirme cependant qu’il se porte bien. Et que la relève est prête.
Les Bleus prennent leurs marques
Installés depuis mercredi à Kirsha, le centre d’entraînement du Shakhtar Donetsk, les Bleus louent la qualité des infrastructures. Un camp de base qui ne ressemble en rien au luxueux Pezula Resort de Knysna.
A Kirsha
Accueillie chaleureusement mercredi à leur descente d’avion par une cinquante d’Ukrainiens, la délégation a pris ses marques dans son camp de base de Kirsha, situé à une vingtaine de kilomètres du centre de Donetsk.Ce centre d’entraînement ultra-moderne, propriété du Shaktar Donetsk, tranche avec le luxueux Pezula Spa&Resort de Knysna, la résidence des Bleus lors du Mondial 2010.
Ce complexe de 43 hectares, où l’équipe de France a prévu de loger jusqu'à la fin de la compétition, est en effet totalement dédié au football, avec notamment des terrains d’entraînement en excellente état. En Afrique du Sud, les Français s’entraînaient sur un terrain de cricket réaménagé («The Field of Dream») mais souvent boueux. Un handicap sur la compétitivité dont n’aura pas à souffrir Laurent Blanc. «Mes joueurs ont l'habitude d'évoluer dans des centres très professionnels dans leurs clubs. Et ils sont unanimes pour dire que celui de Kirsha est au niveau de ce qu'ils connaissent en Angleterre et en Italie. Ce sont des conditions exceptionnelles, avec des terrains dans un état exceptionnel», s’est réjoui le sélectionneur.
Les chambres sont moins luxueuses qu'à Knysna mais ça m'est égal
— Mathieu Valbuena
Puis de motiver les raisons de ce choix de camp de base: « On a fait ce choix pour ça, éviter beaucoup de voyages et mettre tous les atouts de notre côté au niveau de la récupération.» Et de donner sa version des faits concernant le processus de décision du camp de base. «J'en profite pour dire que ce n'est pas le président Le Graët qui a imposé ce centre, a indiqué. C'est une bonne chose qu'on soit là mais on a aussi profité du désistement du Portugal parce que ce centre ne nous était pas attribué au départ. On a sauté sur l'occasion et on a bien fait. C'était unanime», précise-t-il.
Les joueurs sont également séduits comme Mathieu Valbuena. «Les structures sont magnifiques, il n'y a rien à dire. Il y a plein de terrains. Ce sont des billards. Les chambres sont moins luxueuses qu'à Knysna mais ça m'est égal. On est venu pour disputer une compétition…» Même son de cloche chez Franck Ribéry : «Le centre est super et on s'y sent bien. Les chambres ne sont pas extraordinaires mais ça nous suffit. On est là pour dormir. Ça fait penser à un centre de formation. Il y a aussi un endroit pour se relaxer. C'est bien d'être ensemble et de ne pas être éparpillé à droite et à gauche.»
On l’aura compris, pas question de se plaindre du confort un tantinet spartiate au niveau de l’hébergement. Pour les Bleus, l’heure est à la réhabilitation sportive après l’échec du Mondial en Afrique du Sud. L’accent est donc d’abord mis sur les conditions de préparation aux matches et sur la convivialité. «Il y a une salle de jeux avec des tables de ping-pong et de billard. C'est important de se retrouver en dehors du football. Ça permet créer des liens et une belle ambiance.»
Un seul point négatif dans ce tableau idyllique, la distance séparant le camp des bases du centre de ville de Donetsk où se situe la Chambre de Commerce dans laquelle les Bleus donnent leur conférence de presse. Au lieu de la demi-heure prévue initialement, les joueurs ont ainsi mis près d’une heure pour rallier le centre de presse jeudi. «Heureusement qu’on ne va pas venir tous les jours. On a quand même mis 45 à 50 minutes pour venir. Cela fait un peu long», a déploré Franck Ribéry. «Il faut qu’ils refassent les routes ici», a indiqué Mathieu Valbuena pour souligner la pénibilité du trajet. Un léger désagrément dû à une incompréhension des chauffeurs ukrainiens, qui n’ont pas pris le bon itinéraire selon Philippe Tournon, le chef de presse de l’équipe de France.
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